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FL58 - Nicolas MARTIN

Nicolas Martin, de la carrière d’étudiant à celle d’échevin

On ne le répètera jamais assez : les études en sciences politiques n’ont pas pour vocation de conduire à la politique.  Les diplômés en sciences politiques font leur carrière professionnelle dans tous les secteurs d’activités, au sein d’entreprises privées ou publiques ou encore dans le secteur non-marchand.  Toutefois, certains étudiants s’intéressent à la chose publique et s’y engagent à travers un parti politique.  Les FUCaM comptent ainsi parmi leurs anciens des mandataires publics appartenant aux quatre principaux partis démocratiques francophones.    Tel est le cas de Nicolas Martin qui a déjà une longue carrière politique derrière lui.  De collaborateur dès novembre 1999 à chef de cabinet du ministre-président du Gouvernement wallon en juillet 2004, Nicolas Martin est aujourd’hui échevin du développement économique, du tourisme et de l’agriculture à Mons. Il est aussi président du conseil d’administration du CHU Ambroise Paré où il s’est imposé comme un gestionnaire efficace, ayant mené à son terme la fusion entre le CHU et le centre hospitalier du Chêne aux Haies.


FUCaM Liaisons : En quoi consiste le métier d’échevin ?

Nicolas Martin : Les larges compétences qui me sont dévolues me permettent de m’impliquer principalement dans les dossiers liés au développement économique et territorial de la Ville de Mons.  C’est ainsi que les projets d’implantations commerciales et d’une manière plus globale, les grands investissements immobiliers, sont assurés par mes services (rencontres avec les investisseurs, analyse des dossiers socio-économiques et des permis d’urbanisme ou permis unique, mise en œuvre de nouvelles zones d’urbanisation comme les ZACC, modification de plans communaux d’aménagement du territoire pour accueillir de nouveaux projets etc.  Compte tenu de mon passé au niveau wallon, j’assure également un rôle prépondérant dans la gestion des projets européens financés à Mons (rénovation urbaine du centre-ville, construction du nouveau centre de congrès, du nouvel office de promotion touristique et culturel qui sera ouvert sur la Grand Place, aménagement du site UNESCO des minières de Spiennes, création d’un centre d’entreprise en design etc.).  Des dossiers tels que l’implantation à Mons d’IKEA ou de Décathlon sont ainsi gérés par mon échevinat.

D’autres initiatives dans les domaines du commerce (politique d’animations commerciales du centre-ville, mise en place d’un schéma de développement commercial, gestion des cellules vides etc.), de l’agriculture (création d’une coopérative destinée à vendre les produits du terroir, organisation d’un salon de l’agriculture, de formation pour les agriculteurs etc.), du tourisme (mise en place d’un plan stratégique de développement touristique de Mons, restructuration en cours des asbl touristiques montoises, création d’une politique de promotion touristique des villes wallonnes etc.) ou du logement (politique de contrôle des permis de location pour les logements de moins de 28m², des questions liées à l’insalubrité ou encore de la prise en charge des logements inoccupés par le biais de l’agence immobilière sociale par exemple) sont autant d’autres exemples partiels de ce que peut réaliser mon échevinat.

Bien entendu, le Collège des bourgmestre et échevins étant par définition une instance collégiale, toutes les questions d’intérêt communal sont susceptibles d’être traitées d’une manière ou d’une autre par mon cabinet, qui se compose de 4 personnes et qui collabore avec l’administration communale, impulse de nouvelles initiatives et assure la gestion politique des dossiers. Une dimension de proximité avec les citoyens est également présente, par le biais de permanences organisées pour traiter les problèmes rencontrés par les citoyens dans divers domaines.

Au niveau de l’hôpital, les grandes questions liées à l’institution passent nécessairement par l’intermédiaire du Président, qui a un rôle de développement stratégique, d’impulsion ou de gestion pure.


F. L. : Vos études en sciences politiques et administratives aux FUCaM vous ont-elles préparé à de telles responsabilités ?

N. M. :  De mes études, je garde un souvenir passionnant car j’avais la chance de faire partie d’une classe très impliquée politiquement au niveau des étudiants, où les débats étaient à la fois vifs et constructifs, et où tous les sujets portés par les profs étaient l’occasion de discussions et d’échanges. Je pense d’ailleurs que la plupart des profs conservent de cette promotion un souvenir fort. Ce qui m’a particulièrement plu dans mon parcours aux FUCAM, c’est la richesse et la diversité du programme de cours, très axé sur les domaines de la gestion et des langues, ce qui a offert aux étudiants une plus-value indéniable par rapport à ce que pouvait offrir la même filière dans d’autres unifs.  De plus, la qualité du corps professoral, sa diversité dans les profils et le fait que la plupart étaient avant tout des professionnels connaissant parfaitement leur domaine et l’expliquant de manière très concrète, a constitué un réel avantage à la sortie des études pour avoir une vue réaliste du monde du travail.


F. L. : Aujourd’hui échevin, quels sont les défis auxquels vous êtes confronté ?

N. M. : Mes principaux défis portent sur l’aboutissement des très nombreux projets que nous avons initiés, et qui devraient tous contribuer à faire de Mons une ville reconnue pour son dynamisme et son attractivité. Je trouve que le niveau local est particulièrement enrichissant pour un mandataire politique car il est très concret et permet d’évaluer rapidement la justesse et la pertinence des décisions prises, à la différence de niveaux de pouvoir supérieurs.


F. L : Quels sont les conseils que vous prodigueriez à un jeune diplômé ?

N. M. : Ils sont de plusieurs ordres.  Tout d’abord, vous devez bien préparer vos entretiens d’embauche. Je vois énormément de gens qui ne préparent pas leurs entretiens et se plantent complètement, malgré la qualité de leur diplôme ou de leur profil. Vous devez savoir vous mettre à la place de l’employeur et faire la démonstration de votre valeur ajoutée, de ce que vous pouvez apporter à un employeur et qui fait votre spécificité. Vous devez convaincre en ayant préparé le message que vous voulez faire passer, indépendamment des questions qui vous seront posées au cours de l’entretien.

Vous devez ensuite bien vous connaître et savoir ce qui fait votre force et votre faiblesse, c’est la clé du succès.

Enfin, bien entendu, la présentation et la manière de s’exprimer sont également très importantes, de même que la définition de ses objectifs personnels et la manière de se situer dans un groupe, essentielle pour un futur employeur.

 

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