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FL59 - Pierre LIVIN

Une carrière au quart de tour
 

LIVINPour certains c’est la musique, la peinture, le vélo. Pour Pierre Livin, sa passion depuis l’enfance, c’est l’automobile. Depuis 1991, il la vit au quotidien chez Peugeot, à Drogenbos d’abord, à Nivelles ensuite, à Paris, à Milan. Aujourd’hui, il est «  Directeur Pièces et Services » chez Peugeot France, à Paris plus exactement. Soit un total de 10 postes dans 3 pays en 20 ans, mais toujours chez Peugeot ! Et comme disait Honoré de Balzac : « Peut-être la certitude est-elle le secret des longues fidélités ? »

De retour aux FUCaM le 19 novembre dernier, Pierre Livin a évoqué sa double passion pour l’automobile et son métier devant un parterre de jeunes diplômés 2009-2010, dont il est le parrain de promotion.

FUCaM Liaisons : Vous obtenez votre premier job avant d’avoir votre diplôme d’ingénieur commercial !


Pierre Livin : Le recrutement par Arthur Andersen & Co s’était effectué au cours des journées « entreprises » co-organisées  par les FUCaM et l’AIESEC : premier entretien sur le campus avec un manager, série d’interviews à Bruxelles et job décroché en avril 1990. Je fus intégré aux équipes d’audit comptable et j’y reste un an.


F. L. : En 1991, vous arrivez chez Peugeot. Pourquoi ce changement d’orientation ?


P. L. : Depuis toujours, je suis passionné d’automobile, très proche d’un concessionnaire Peugeot. Tout mon entourage savait que je désirais associer métier et passion. C’est en découpant des annonces d’emploi pour ma belle-sœur ( FUCaM 91) que j’ai découvert une offre des filiales Peugeot de Bruxelles. C’était une opportunité à saisir !


F. L. : Vous y êtes depuis quasi 20 ans : une carrière très diversifiée !


P. L. : Ma carrière commence à Drogenbos comme responsable financier.  Par la suite, j’y assumerai la gestion d’une équipe d’expertise et de revente de véhicules d’occasion. A partir de 96, je deviendrai chef des ventes, toujours à la filiale de Bruxelles. En 1998, je viens à Nivelles comme responsable des manifestations extérieures ; ensuite j’assumerai le suivi commercial des concessionnaires. En 2001, je reviens à Drogenbos comme directeur de filiale vente détail (4 métiers et 75 personnes). En 2003, je suis muté à Paris comme chef de projet pour m’occuper de la stratégie de distribution des pièces de rechange. En 2006, je pars à Milan comme Directeur Pièces et Services : je réorganise les directions régionales, je suis responsable du département «  formation ».


F. L. : Quelque 10 postes en quasi 20 ans, de quoi donner le tournis à ceux qui estiment que travailler à 20 km de leur domicile est une véritable transhumance ! Aujourd’hui et depuis 2008, vous occupez à Paris le poste de « Directeur Pièces et Services » pour Peugeot France. Quels en sont les tenants et les aboutissants ?


P. L. : L’animation du commerce des pièces de rechange, la gestion et le suivi de la garantie constructeur, la réorganisation des directions régionales.


F. L. : Dans votre job, à quels challenges devez-vous faire face ? 


P. L. : Les métiers de pièces et services sont une part nourricière pour les réseaux et le constructeur. Nous désirons donc fédérer le réseau pour fidéliser et satisfaire nos clients : qualité d’accueil, offres attractives, solutions de mobilité…


F. L. : Quels sont les défis du constructeur d’automobiles Peugeot ?


P. L. : L’automobile est un  secteur où la concurrence est très dure. Il faut une offensive de produits permanente, suivre ou plutôt précéder les grandes tendances. Pour diminuer les émissions de CO2 (voire 0 émission), nous avons une offre concrète en véhicule électrique avec la Peugeot ION. Pour mémoire, nous avions déjà le leadership en 1990 avec des expériences à La Rochelle et à Oostende. Nous aurons en 2011 la première hybride diesel avec la 3008 HY 4 : une solution de mobilité plus large que l’électrique seule.


F. L. : Quelle est la politique de Peugeot par rapport au développement durable ?


P. L. : Nous développons des politiques sur le recyclage des véhicules hors d’usage de manière à créer une filière vertueuse depuis la mise sur le marché du véhicule jusqu’à son recyclage complet : norme fixée à 95 % pour 2015.


F. L. : Vous êtes chez Peugeot depuis 20 ans ! Quels conseils donneriez-vous à des jeunes universitaires qui souhaiteraient entrer chez Peugeot ?


P. L. : Les métiers de l’automobile sont multiples ; le secteur est difficile et la concurrence est rude. Mais, nous continuons à capitaliser sur la jeunesse, à la condition qu’ils soient motivés et de bonne volonté.


F. L. : Depuis 20 ans que vous êtes sorti des FUCaM, quels souvenirs en gardez-vous ?


P. L. : Les FUCaM m’ont permis de me remettre en confiance dans des études plus proches de mes aptitudes et de mes aspirations. J’en garde donc un excellent souvenir, d’autant plus que j’y ai lié des amitiés solides avec des étudiants comme Bart Jourquin (de ma promotion), comme avec le corps enseignant (Patrick Scarmure). Et puis, j’y ai rencontré celle avec qui je partage ma vie depuis plus de 20 ans, Anne-Sophie De Saint-Martin.

Alfred Diricq
ALIFUCaM, association des anciens diplômés

 

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