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FL60 - Elsa ERROYAUX

Elsa Erroyaux, une nouvelle étoile du rire

Elsa ERROYAUXDans son «Essai sur la signification du Comique» (1899), Henri Bergson écrivait que «le rire est le propre de l’homme». Quoi de plus normal alors si nous voyons aujourd’hui autant d’hommes et de femmes vouloir faire rire leurs semblables !  Elsa Erroyaux, diplômée des FUCaM en1996, est de celles-là dans la pure ligne des Anne Roumanoff, Michèle Laroque ou la nordiste Chantal Ladesou. Certes, notre Elsa n’a pas encore la renommée de ces stars du rire. Mais ses imitations de Laurette Onkelinckx, Isabelle Durant, Justine Henin dans la revue «Sois belge et tais-toi» laissent présager un futur prometteur.

FUCaM Liaisons : Vous sortez des FUCaM en 1996 avec en poche un diplôme d’ingénieur de gestion, option marketing. Et pourtant, vous choisissez une autre voie, celle de la comédie.  Pourquoi ?

Elsa Erroyaux : Depuis mon adolescence, j’étais attirée par le théâtre. Durant mes humanités, j’avais suivi les cours de déclamation à l’Académie de Châtelet.  Alors que j’étais étudiante aux FUCaM, j’ai joué dans «L’éventail» de Goldoni et j’avais participé à deux spectacles au profit du Télévie.  Je préférais les cours littéraires aux cours quantitatifs. Mais, pour la petite histoire, mon mémoire portait sur un modèle de marketing relatif…au théâtre !

F. L. : Ce qui vous amène après les FUCaM à donner une autre orientation à votre destinée.

E.E. : Pendant 3 ans je vais suivre les cours d’Art Dramatique et de Déclamation au Conservatoire de Mons.

F. L. : Vous embrassez la carrière de «  comédienne » sitôt après !

E. E. : Pas tout de suite. Je trouve d’abord un boulot d’animatrice à Canal C, la télévision locale namuroise. Il s’agit d’une émission sur les services proposés aux citoyens par le Service provincial de la jeunesse. Je réalise les interviews et présente l’émission. En complément, j’assure le doublage de dessins animés.

F. L. : Quels sont vos premiers pas au théâtre ?

E. E. : Dans «L’habilleuse » au théâtre Jean Vilar à Louvain-La-Neuve dans une mise en scène d’Armand Delcampe. J’ai joué assez bien dans des cafés-théâtres, également à l’Ixelles Théâtre de Bernard Damien, « un théâtre libre pour des esprits libres ».

F. L. : Et puis arrivent les revues ?

E. E. : J’ai commencé au théâtre des Galeries : j’y ai joué dans deux revues mises en scène par André Lamy et une troisième mise en scène par Richard Ruben, quelqu’un de super généreux. Je termine ma deuxième saison avec les Rémy, père et fils, dans la revue «Sois belge et tais-toi ». (Dernière représentation le 20 mai au festival du Rire à Rochefort).

F. L. : Quels personnages ont votre préférence ?

E. E. : Laurette Onkelinckx, Isabelle Durant, Carla Bruni, Justine Henin, mais surtout les techniciennes de surface qui viennent nettoyer la salle des négociations en vue de la formation d’un gouvernement. Elles se permettent même de modifier les chiffres des dossiers !

F. L. : Quel est votre leitmotiv sur scène ?

E. E. : J’aime bien faire rire.

F. L. : Quels conseils donneriez-vous à de jeunes diplômés qui souhaiteraient embrasser la carrière de comédiens ?

E. E. : Ils doivent faire le conservatoire.

 

Alfred DIRICQ

ALIFUCaM, association des anciens diplômés