Version imprimable

FL60 - Vincent TRUYENS

Chasseur de têtes vertes


V. TRUYENSAprès un bon bout de chemin dans le milieu bancaire, Vincent Truyens, licencié en sciences de économiques appliquées des FUCaM en 1996, Thomas Carlier et Laurent-Philippe Ham, deux amis, créent leur propre cabinet de recrutement Green Recruitment dont la spécificité est la recherche de profils dans le développement durable. Sensibles à l’enjeu écologique et pressentant une transformation sans précédent de l’économie, ils font rimer passion, conviction dans une démarche innovante et originale.

FUCaM LIAISONS: Où étiez-vous avant de lancer votre propre bureau de recrutement ?

Vincent Truyens : J’ai passé 13 ans chez ING. J’y ai débuté comme responsable commercial, j’y ai terminé au recrutement de tous types de profils.

F. L. : Comment expliquez-vous ce virage au vert ?

V. T. : Depuis mon enfance, je peux affirmer que l’environnement est ma passion. Ma première élocution en 5e primaire (1984) avait pour sujet la pollution. Ma première lettre de candidature après mes études était adressée à Fost+. J’ai bien aimé mon job chez ING, mais je voulais faire de ma passion un métier.

F. L. : Vous auriez pu vous tourner vers Inter-Environnement…

V. T. : J’ai toujours rêvé de participer à la création d’une entreprise, mais en faisant correspondre le projet d’entreprise avec mes centres d’intérêt.

F. L. : De là est donc né «Green Recruitement », cabinet de recrutement spécialisé dans les fonctions à caractère environnemental ?

V. T. : En réalité, nous sommes trois fondateurs. Thomas Carlier qui vient de chez Dexia et qui lui aussi, a toujours voulu créer son entreprise en accord avec ses valeurs. Laurent-Philippe Ham qui a commencé sa carrière comme chasseur de têtes. Mélanie Edom, particulièrement motivée à l’idée d’aider les entreprises vertes, et Emilia Miloiu qui a travaillé deux ans à la Commission européenne (DG Environnement) nous ont rejoints. Nous sommes tous motivés par l’idée de créer notre propre entreprise en accord avec nos convictions intimes en matière d’écologie. Aujourd’hui, la personne qui souhaite orienter sa carrière dans le secteur de l’environnement durable aura de grandes difficultés à obtenir une vue exhaustive des possibilités qui s’offrent à elle. Des centaines d’offres d’emplois dits « verts » ne trouvent pas preneur.

F. L. : Que proposez-vous concrètement ?

V. T. : Notre société propose des solutions de recrutement, de sélection et de délégation de personnel pour les métiers de l’environnement et du développement durable, ce qu’on appelle les métiers verts. Nous avons une approche verticale : dénicher les talents pour exercer tous les métiers dont a besoin une entreprise active dans l’environnement : directeur R&D photovoltaïque, technicien de maintenance en éolien, bio-ingénieur, contract manager pour analyse de sols… Avec l’approche horizontale, nous touchons tous les métiers verts au sein des entreprises des autres secteurs : conseiller en environnement pour une banque, responsable des déchets dans l’agro-alimentaire… Par ailleurs, nous contribuons aussi activement à la protection de l'environnement. À chaque fois que nous recevons un CV, nous permettons de planter un arbre à Madagascar par l’intermédiaire d’une A.S.B.L. rhodienne appelée «Graine de vie». Un candidat placé = 1 000 arbres replantés.

F. L. : Vous êtes aussi membre de l’association des anciens diplômés, l’ALIFUCAM Business Club. À ce titre, vous organiserez prochainement une conférence sur la thématique verte ?

V. T. : C’est exact ! En mars prochain, l’ALIFUCAM Business Club présentera une conférence sur le thème «Quand économie rime avec écologie et… vice-versa». Nous ferons un zoom sur les nouveaux marchés et métiers de l’environnement et du développement durable. La conférence rassemblera un panel d’orateurs et sera suivie de tables de discussions autour de deux thèmes par participant. Un cocktail dînatoire clôturera cette soirée.

Alfred Diricq

ALIFUCaM, association des anciens diplômés

Etudes

Activité d'information


Dernière publication


  • FUCaM Liaisons n°63

Mons 2015


  • Mons 2015 : pour l'UCL Mons aussi, c’est capital !