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FL55 - Luc HENNARD

Un fringant messager d’Hermès depuis 2003

Quelle relation y a-t-il entre un fast-food de chez Quick, une praline Godiva et un foulard glam de chez Hermès ? «In abstracto », aucune ! Sauf pour Luc Hennard, ancien des FUCaM (promotion 1989) : ces trois mots revêtent un sens particulier, celui de son parcours professionnel !

FUCaM Liaisons : Depuis 2003, vous êtes directeur général chez Hermès. Comment êtes-vous arrivé dans ce groupe aux produits somptueux et quel est exactement votre rôle ?

Luc Hennard : J’ai été recruté par une société de chasseurs de tête en 2003 pour assurer le poste de directeur général avec pour mission spéciale le développement d’Hermès en Belgique, aux Pays-Bas et dans les pays du Nord. Il s’agit essentiellement de développement de réseau, de gestion commerciale/ communication/administrative et financière.

F. L. : Hermès, une multinationale ou une entreprise familiale ?

L. H : La société emploie aujourd’hui 7894 personnes dans le monde et compte 286 magasins. La maison a acquis la dimension d’un groupe international, tout en restant une entreprise à taille humaine, fidèle à un savoir-faire artisanal dans 14 domaines aussi divers que la maroquinerie, le carré, la cravate, le vêtement masculin et féminin, le parfum, l’horlogerie, le chapeau, les chaussures, les gants, l’art de la table, l’art de vivre, la bijouterie. La maison Hermès a été créée en 1837 par Thierry Hermès, harnacheur. En 1880, son fils transfère l’affaire familiale à l’adresse toujours célèbre aujourd’hui, le 24, Faubourg Saint-Honoré à Paris. En 1978, Jean- Louis Dumas et d’autres membres de la cinquième et sixième génération donnent un nouvel élan à l’entreprise par l’apport de nouveaux métiers.

F. L. : Mais vous avez eu une autre vie professionnelle avant Hermès !

L. H. : Oui bien sûr ! Celle-ci a commencé en 1991 chez Quick Restaurants, avant sous-division du GIB groupe. J’y ai assumé les rôles de Project Leader Netherlands, Franchising Consultant, District Manager, Training Manager et Manager Unit et ce jusqu’en 1999. De 1999 à 2003, j’étais Business Unit Manager pour Benelux-France chez GODIVA.

F. L. : Mais cette carrière de fringant manager n’a pu se réaliser sans un ou plusieurs diplômes universitaires !

L. H. : «Natuurlijk» ! Après mes humanités, je suis entré aux FUCaM en 1984 pour y décrocher en 1989 un diplôme de licencié en sciences économiques appliquées, spécialisation GECO. J’ai refait une deuxième licence à Hasselt au Limburgs Universitair Centrum pour une spécialisation en marketing, avec comme objectif principal l’apprentissage du néerlandais. F. L. : Pourquoi avoir choisi les FUCaM après vos humanités ? L. H. : Une collègue de travail de mon père, elle-même diplômée des FUCaM, avait recommandé cette faculté montoise.

F. L. : Quel genre d’étudiant étiez-vous ?

L. H. : Je participais régulièrement aux activités du CEFUC sur le campus : j’ai été baptisé. Mais, mon kot était en ville avec pour conséquence que mes potes et moi participions aussi aux activités en centre-ville.

F. L. : Que retenez-vous des FUCaM ?

L. H. : Cinq années très agréables et studieuses, avec à la clef un diplôme reconnu qui m’a aidé à ouvrir les portes durant mon parcours professionnel.

F. L. : Que vous ont apporté vos études universitaires dans votre job actuel ?

L. H. : Un mode de pensée, une aide à l’analyse, une approche globale, une formation générale dans le domaine financier, juridique, psychologique.

F. L. : Quels conseils donneriez-vous aux jeunes diplômés qui débutent leur carrière professionnelle ?

L. H. : Au début les plans de carrière ne sont pas importants. La carrière professionnelle se construit d’opportunités, de travail et de résultats. Ne vous laissez pas enfermer ! Soyez ouverts au niveau de l’esprit et surtout prenez du plaisir…

Alfred DIRICQ

ALIFUCaM, association des anciens diplômés