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FL55 - Isabelle PICARD

Toute nouvelle secrétaire communale

Isabelle PicardL’Ardenne en octobre vous inonde d’effluves boisés et vous envoie dans les mirettes des couleurs à la Gauguin. Mais en plus, il peut vous arriver au sortir de la forêt de Baillonville d’y rencontrer à l’hôtel communal de ce charmant bourg une fée, nommée Isabelle Picard (promotion 1998), la toute nouvelle secrétaire communale de Somme-Leuze.

FUCaM Liaisons : Vous avez votre bureau à Baillonville, mais l’entité est enregistrée à l’Union des Villes et des Communes sous le label «Somme- Leuze» !

Isabelle Picard : L’entité communale Somme-Leuze regroupe en fait 9 communes, dont Baillonville, toutes situées entre Durbuy et Marche-en-Famenne, et compte 4800 habitants.

F. L. : Après le bourgmestre, Monsieur Borsu, il semble que vous soyez la personne la plus importante de l’entité !

I. P. : N’exagérons pas (rires) ! Comme secrétaire communale je dois gérer le travail de 20 personnes au niveau de l’administration et 20 personnes au département des travaux.

F. L. : Travail de routine ou travail diversifié !

I. P. : Il s’agit d’un job très, très diversifié : il faut être à la fois juriste, comptable, compétent en ressources humaines, souvent psychologue ! Le poste de secrétaire communal, même dans une petite commune, comporte beaucoup d’exigences légales et beaucoup de travail administratif. Mais c’est un travail très stimulant, d’autant plus que notre commune bouge beaucoup et a beaucoup de projets. Cela fait que le personnel est aussi très motivé

F. L. : Après vos humanités, vous rêviez de devenir secrétaire communale !

I. P. : Non, certainement pas ! Jusque maintenant ma vie professionnelle a toujours été le résultat de rencontres et d’opportunités, que j’ai saisies au hasard de leur arrivée.

F. L. : En quelle année débutez- vous dans la vie réelle ?

I. P. : En 1999, j’ai débuté chez Unisteel, entreprise montée par un ancien des FUCaM. Ensuite j’ai obtenu un mi-temps à l’ULB pour lancer le développement d’un programme de cours en Roumanie et en Bulgarie. Et un autre mi-temps dans une ONG à Waterloo, où je m’occupais de la comptabilité pour des projets au Mali. En 2000, je rejoins le cabinet du ministre- Président de la Communauté française, Hervé Hasquin. J’y suis conseillère pour le budget. Cela me rappelle quelques nuits de travail à Val Duchesse ! J’occuperai cette fonction jusqu’en 2004. On me propose alors de venir à Somme-Leuze pour seconder le secrétaire communal et me préparer progressivement à son remplacement avec un examen à la clef. J’occupe le poste de secrétaire communale de Somme-Leuze depuis cette année.

F.L : En prémices à votre vie professionnelle, il y eut bien sûr les études supérieures !

I. P. : Native de Flémalle, j’ai d’abord acquis un graduat en comptabilité à Sainte-Marie à Liège. J’ai cherché ensuite une université qui m’offrirait une passerelle pour la licence. Seules les FUCaM présentaient cette possibilité. J’y suis donc arrivé en 1996 pour une licence en sciences politiques et sociales. J’ai d’abord koté dans les environs, avant de m’installer dans les logements à disposition des étudiants koteurs sur le campus.

F. L. : Que retenez-vous de votre passage aux FUCaM ?

I. P. : Nous nous sommes retrouvés âgés de 21,22, 23 ans, tous venant d’horizons différents, Luxembourg, Liège, Bruxelles… On arrivait tous en première licence et obligés de koter. Alors, je vous dis pas : l’ambiance fut mémorable, à un point tel que quelque dix ans plus tard nous restons toujours en relation, lors d’un mariage, du baptême d’un enfant…Un seul regret : on était un peu à l’écart du circuit des étudiants qui avaient commencé en première candidature.

F. L. : En 1998, vous décrochez votre diplôme de licenciée en sciences politiques et sociales. Vous ne vous arrêtez pas en si bon chemin !

I. P. : En septembre 1998, je m’inscris pour un diplôme d’études spécialisées à l’ULB et mon mémoire portera sur le problème des frontières dans la région des Grands Lacs en Afrique.

F. L. : Quel a été l’apport de vos études aux FUCaM dans votre vie professionnelle ?

I. P. : L’ouverture d’esprit ! La découverte d’opinions, de lectures, de personnes a facilité les choses par après.

F. L. : Quels conseils donneriez-vous aux futurs diplômés ?

I. P. : Il faut essayer d’étudier, non pas uniquement pour réussir aux examens, mais aussi et surtout pour conserver des substrats essentiels dans les matières. Et une fois diplômé, il ne faut surtout pas se laisser enfermer dans un job ! Saisissez les opportunités qui se présentent à vous !

Alfred DIRICQ

ALIFUCaM, association des anciens diplômés

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