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FL52 - Rita VANOVERBEKE

Une fonctionnaire humaniste

Rita VANOVERBEKEOriginaire de la cité des Hurlus, Rita Vanoverbeke joue le rôle de « first coach » au sein de l’équipe administrative de la ville d’Enghien depuis octobre 2007. A l’instar des joueurs de l’Excelsior de Mouscron toujours à la poursuite du ballon pour inscrire des buts, Rita veut « toujours être sur la balle pour qu’en fin de compte le citoyen soit gagnant ».

FUCaM Liaisons : Une première étape importante de votre vie fut « Mouscron-Mons »

Rita Vanoverbeke : J’avais un petit cousin, Pierre Vandenbulcke, et son épouse qui étaient sortis des FUCaM et qui m’en ont dit le plus grand bien. Je suis donc venue aux matinées portes ouvertes. J’y ai découvert une ambiance familiale, très sympathique. Et comme c’était l’université francophone la plus proche de Mouscron, ma ville natale, ce choix s’est vite imposé.

F. L. : Comment s’est déroulé votre séjour aux FUCaM ?

R. V. : J’ai fait en sorte de réussir la licence en sciences économiques appliquées en 4 ans comme mon père m’en avait donné l’injonction. Cela ne m’a pas empêché de participer à toutes les activités étudiantes comme la Saint-Nicolas, le carnaval de Binche, d’être vice-présidente de la Frontalière…. En deux mots, je savais m’amuser et travailler ! J’ai vécu aux FUCaM de très bonnes années. Celles-ci dispensent une formation de qualité et la vie universitaire est une bonne école de vie.

F. L. : Ces bonnes années ! N’y a-t-il pas un événement annuel au cours duquel vous vous les remémorez ?

R.V. : Oui évidemment ! C’est le « lundi perdu », événement phare de la Frontalière, qui rassemble quelque 250 anciens, essentiellement de la région de Tournai-Mouscron. Il se déroule un vendredi et le lapin y est roi, même si on le mange avec des « preones » ! C’est surtout l’occasion de se retrouver et de revoir les anciens.

F. L. : Mais « Tempus fugit » disait Horace. Après les années de campus, voici venir la vie professionnelle.

R.V. : Sitôt mon diplôme en poche, je suis engagée en août 1980 à l’Institut Economique agricole, rattaché au ministère de l’Agriculture à Bruxelles. J’y resterai 10 ans et m’occuperai essentiellement de statistiques en matière de production agricole en Wallonie. Ce travail était intéressant, mais le contact humain me manquait. Depuis 1980, j’habitais Enghien avec mon époux, ancien diplômé des FUCaM lui-aussi. En 1990, la ville recrute un chef de département administratif via des examens. Ceux-ci portaient sur le droit administratif, civil, constitutionnel, les lois communales, l’économie politique… Bref ce n’était pas gagné d’avance mais je réussis. et suis nommée chef du département administratif en avril 1990 seconde le secrétaire communal, Pierre Van Snick. Ce dernier prend sa retraite en 2007 et le conseil communal me désigne alors comme secrétaire communale le 8 octobre 2007.

F. L. : Quels sont les axes essentiels de votre travail de secrétaire communale d’une ville de 12 000 habitants comme Enghien ?

R.V. : D’une part, je m’occupe des gros contentieux, notamment en assurances, pour lesquels je suis en contact avec des bureaux d’avocats. Mais, mon job principal est de prendre en charge les préoccupations des citoyens qui sont plus exigeants, qui demandent davantage d’informations. En cela, mon métier est très passionnant, parce que je suis au coeur de l’action. Je vis la vie communale au plus près.

F. L. : Quels sont les nouveaux défis que vous devez relever ?

R.V. : Les gens changent. Nous devons donc nous adapter et veiller à changer les mentalités, mais en douceur ! Personnellement, je suis fort attachée aux ressources humaines à  l’intérieur de l’administration pour rendre le meilleur service aux citoyens. Ainsi, nous avons créé un séminaire sur « Comment tenir un entretien d’évaluation » pour mieux valoriser le personnel. Nous allons bientôt mettre sur pied un cours sur le nouveau code de démocratie locale.

F. L. : Quelles sont les qualités requises pour être « first coach » d’une équipe administrative ?

R.V. : La discrétion, la diplomatie, la psychologie et l’aspect humain du management sont des qualités et des aptitudes incontournables comme on l’enseigne d’ailleurs aux FUCaM.

F. L. : Une phrase pour résumer votre profession !

R.V. : Comme un bon joueur de foot ou de tennis, être tout le temps sur la balle, être à l’affût des nouvelles législations et des appels à projets. Il faut avoir du punch, être proactif.

Alfred DIRICQ 

ALIFUCaM, association des anciens diplômés

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