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FL51 - Graziella BARADEL

Une femme du monde… verrier

Graziella BARADELBaroudeuse au coeur noble, Graziella Baradel a fait du monde son lieu de travail pour stimuler les citoyens de la planète à déguster les produits de leur terroir tantôt dans le nouveau verre à boire « Alternato », tantôt dans les nouveaux verres à manger, « Eat by Durobor ».

FUCaM LIAISONS : Quel chemin ou quel hasard vous a amenée chez DUROBOR ?

Graziella Baradel : Le chemin fut long, mais ce ne fut pas tout à fait un hasard. Je connais Michel Durant depuis mes études universitaires à Mons. J’étais aux FUCaM et lui était à l’UMH. Nous nous sommes rencontrés lors des combats que les étudiants de l’époque, milieu des années 70, ont menés et qui ont conduit à la création de la FEF (ndlr : Fédération des étudiants francophones).

F. L. : Entre 1978, année où vous décrochez votre diplôme d’ingénieur de gestion aux FUCaM et 2006, l’année où vous arrivez chez DUROBOR, votre carrière professionnelle fut bien remplie !

G. B. : En 1978, lors de la journée « Entreprises » organisée par l’AIESEC, j’ai été recrutée par Procter et Gamble où je suis restée 3 ans. Ensuite, j’ai assumé pendant 14 ans le poste de chef de production chez Moulinex où j’ai terminé comme administrateur délégué. J’ai quitté pour fonder ma propre société comme concessionnaire pour le Benelux d’un nouveau produit à l’époque, le Vaporeto. Cela a duré 14 ans. Ce fut très dur, mais très chouette. J’ai appris à survivre. Après avoir revendu ma société, je devins consultante quelque temps, le temps d’être invitée en 2006 par Michel Durant à le rejoindre pour relancer Durobor dont il venait de reprendre la direction en 2004.

F. L. : Vous êtes toujours occupée à parcourir la planète. Peut-on vous qualifier de « femme du monde… verrier » ?

G. B. : Chez DUROBOR, mon titre est « directrice commerciale mondiale ». J’ai en charge la création des nouveaux produits, le planning de production, mais surtout la direction des ventes et du marketing pour toute la planète : l’Europe de l’Ouest avec la Russie, la Pologne, la Roumanie ; l’Asie et plus particulièrement Honk-Kong, Singapore, Macao et l’Inde. Mon intérêt pour un pays est fonction de son développement touristique.

F. L. : Quelle idée avez-vous de votre job ?

G. B. : J’ai besoin d’être en prise directe. J’ai besoin d’aller voir de quel type de structures disposent nos agents et nos importateurs. J’ai besoin d’aller sentir comment vont les marchés. C’est plus facile pour prendre des décisions et mener les actions.

F. L. : Le Recteur Delporte vous a choisie comme marraine de promotion 2007-2008. Quel message voulez-vous transmettre aux jeunes diplômés ?

G. B. : Il faut travailler beaucoup et bien, c’est-à-dire avec intelligence, avec le respect d’autrui, et beaucoup de courage, d’esprit d’ouverture. Il faut sans cesse se remettre en question. Le diplôme est simplement un ticket nécessaire comme quand on doit prendre le bus, le tram ou l’avion. Quand vous arrivez à destination, c’est vous qui décidez de votre façon de faire.

F. L. : Que représentent encore pour vous les FUCaM, 30 ans après en être sortie ?

G. B. : Native de Haine-Saint-Pierre, j’ai fait mes classes primaires à l’école communale de Bouvy, ensuite au Lycée Royal de La Louvière. Quand j’ai annoncé à mon père que je voulais aller à l’université, il m’a demandé ce que j’allais aller y faire. Vénitien d’origine, Papa était un homme ouvert, malgré sa condition d’ouvrier et m’a donc laissé faire. J’ai choisi les FUCaM parce que l’enseignement de l’informatique en 1973 y était d’avant-garde. Ce que je retiens des FUCaM aujourd’hui : la tolérance dans la différence, une faculté progressiste pour l’époque. J’étais assez atypique dans le fait que j’étais une fille qui entreprenait des études d’ingénieur commercial ! Et en plus j’étais plutôt révolutionnaire parce que je n’étais pas toujours en phase avec les idées développées par la Fac. Cela n’a pas empêché les étudiants de me désigner comme leur représentante au Conseil d’Administration des FUCaM.

Alfred DIRICQ

ALIFUCaM, association des anciens diplômés