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FL50 - Jean-Paul BASTIN

Du pays des Haguettes au pays du Doudou

Dans la région du Centre, qui dit carnaval dit évidemment « Binche et ses Gilles ». Beaucoup plus à l’Est, à Stavelot, les personnages caractéristiques du carnaval se nomment « Blancs Moûssis » tandis qu’à Malmedy, ce sont « Les Haguettes ». Depuis octobre 2006, Jean-Paul Bastin, 34 ans, ancien des FUCaM, occupe le poste de bourgmestre du pays des Haguettes.

BASTNFUCaM Liaisons : Quel fut votre parcours avant les FUCaM ? Jean-Paul Bastin : J’ai effectué mes études secondaires à Saint-Remacle à Stavelot. Ensuite, je suis allé un an au Mexique grâce au Rotary. Comme tous mes copains de classe avaient raté pendant ce temps-là, à mon retour mon père a voulu que je fasse un graduat en commerce extérieur à Sainte-Marie à Liège. Après la case « survie », j’ai abordé la case « vie ».

F. L. : Par quel heureux hasard un jeune du pays des Haguettes est-il arrivé au pays du Doudou ?

J-P. B. : Je termine mon graduat en 1996 et je décroche un job dans une société de dessins animés à Liège, job que j’occupe pendant un an. Etant donné le partenariat, qui existe entre Sainte-Marie et les FUCaM, je viens aux portes ouvertes. La possibilité à la fois de passerelle et de candidature unique me séduit, comme le désir de découvrir le Hainaut et sa capitale, Mons. Je considérais cela comme un dépaysement, comme je les aime. En septembre 1997, j’aborde donc les études universitaires en sciences politiques aux FUCaM, que je termine en 1999.

F. L. : Quel genre d’étudiant étiez-vous ?

J-B. B. : Je « kotais » à la rue de la Trouille ! Quand j’étudiais, j’étudiais ; quand je guindaillais, je guindaillais. Je ne fais jamais les choses à moitié !

F. L. : Chez Jean-Paul Bastin, il y a l’homme politique dont nous parlerons plus loin ; mais il y a aussi le manager-entrepreneur.

J-B. B. : Certes. Je suis aussi administrateur dans une société qui réalise des dessins animés, société que j’ai créée en 1999 avec un associé. Nous créons des images en 3D : en fait, nous recevons le synopsis en noir et blanc et nous réalisons le film. Nous avons déjà travaillé pour le PASS à Frameries. Nous devons prochainement réaliser un long métrage « Bob et Bobette » pour les éditions Vandersteen.

F. L. : A partir de quand virez-vous votre cuti vers la politique ?

J-B. B. : J’ai toujours été intéressé par la « chose politique ». J’avais 8-9 ans, je suivais déjà les soirées électorales belges à la télévision ou les débats Chirac- Mitterrand.

F. L. : Quel rôle particulier ont joué les FUCaM dans vos premiers postes en politique ?

J-B. B. : Dans ma promotion, il y avait un certain Xavier Papier qui, en 1999, fut élu président des JSC. Il me demanda de le rejoindre au bureau national comme responsable de la communication et de l’informatique.

F. L. : Mais vous n’en êtes pas resté là !

J-B. B. : En 2002, je deviens président de la section CdH de Malmedy : j’assiste alors à tous les conseils communaux. En 2004, je suis appelé au cabinet Lutgen pour m’occuper de la formation.

F. L. : Votre destin politique prend un nouveau virage en 2006 !

J-B. B. : En vue des élections communales, je conduis une liste commune. Nous remportons 6 sièges et personnellement je fais 1300 voix de préférence. Au lendemain des élections, nous entreprenons des discussions qui ont duré un certain temps. Finalement, une coalition est trouvée et je deviens bourgmestre de la cité des Haguettes, avec les finances, la culture et les sports comme attributions complémentaires.

F. L. : Que retenez-vous des FUCaM comme ancien étudiant et comme bourgmestre de Malmedy ?

J-B. B. : Comme ancien étudiant, je retiens l’ambiance : nous formions avec Xavier Papier, Sébastien Deschamps et d’autres un « chouette » groupe, profs et étudiants. Les FUCaM sont une université à dimension humaine. Comme homme politique, je retiens l’importance du réseau, la rigueur intellectuelle et le souci de l’exigence inculqué par les professeurs.

Alfred Diricq

ALIFUCaM, association des anciens diplômés