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Projets associatifs: quand les jeunes s'engagent!

Si l’université d’aujourd’hui garde en commun avec celle d’hier un niveau d’exigence élevé en lien avec l’acquisition de connaissances pointues et de savoir-faire hautement performant, elle n’en présente pas moins des spécificités nouvelles, notamment par l’introduction dans ses programmes de pratiques pédagogiques innovantes qui mettent l’accent sur le savoir-être et l’engagement sociétal de l’étudiant. Les projets associatifs en sont le meilleur exemple.

Les projets associatifs sont organisés à l'UCL Mons depuis l’instauration des programmes de bachelier en septembre 2004. Ils sont intégrés au cursus académique, valorisés au même titre que d’autres activités pédagogiques et permettent aux étudiants de se confronter à des problématiques réelles et d’acquérir les compétences indispensables à leur développement personnel et professionnel.

Les objectifs pédagogiques de ces projets associatifs sont multiples : développer la prise d’initiatives, la créativité et l’engagement personnel, apprendre à concrétiser des idées en montant et en réalisant un projet de A à Z, mais aussi expérimenter l’action collective en prenant des décisions ensemble et en les évaluant.

Pour en savoir plus, consultez les pages ci-dessous :


Une palette diversifiée et motivante d’initiatives

Chaque année depuis maintenant cinq ans, une vingtaine de projets sont ainsi mis sur pied. Pour la plupart tournés vers l’extérieur, ils peuvent revêtir un caractère social ou culturel, être autonomes ou venir en appui d’associations existantes.

Plusieurs projets sont également reconduits d’année en année, à la demande des associations partenaires, et portés de manière originale par un nouveau groupe d’étudiants :

  • le projet intitulé «Ecole de devoirs» - un des plus anciens, reconduit chaque année depuis le lancement des projets associatifs - apporte son soutien aux associations accueillant les élèves de primaire issus de quartiers moins favorisés pour l’aide aux devoirs. Pendant trois années consécutives, ce projet - soutenu par la Fondation Roi Baudouin – a permis d’établir un partenariat avec les responsables de l’école de devoirs, mais aussi des relations privilégiées entre les étudiants-tuteurs et les enfants, ainsi que leur famille
  • les membres du projet associatif «Les Sens’iel» organisent chaque année avec l’association «Les amis des aveugles» de Ghlin, des activités sportives et des sorties culturelles à destination des personnes déficientes visuelles
  • le projet «Young Attitude» favorise un dialogue intergénérations en partenariat avec la maison de repos et de soins «Les Chartriers»
  • le projet «Rêves de gosses» a permis d'établir des liens forts avec la «Cité de l’enfance»

Si les projets de type social sont généralement privilégiés par les étudiants, la culture n’est pas en reste. Ainsi, deux projets associatifs ont permis aux étudiants de montrer leur attachement à la ville de Mons et son patrimoine culturel :

  • le projet «Ma ville à moi» a, par exemple, permis de sensibiliser les élèves de 5e et 6e primaire aux domaines de la culture, de la citoyenneté et du patrimoine local, via un parcours culturel dans le centre historique de Mons
  • le projet «Mon(s) guide» avait pour but, quant à lui, la création d’un DVD touristique sur la cité du doudou, avec des élèves de 6e primaire.

Enfin, d’autres projets sont directement en lien avec les savoirs acquis par les étudiants dans le cadre de leur cursus universitaire :

  • le projet «De la plume à la souris», parrainé par la direction de la bibliothèque des FUCaM, a contribué à moderniser la bibliothèque communale de la commune de Rance (installation d’un logiciel de prêts de livre, formation du personnel, création d’une newsletter…)
  • le projet «Le grenier aux trouvailles» a permis au magasin de seconde main du même nom de se doter d’un logiciel de gestion permettant de suivre en temps réel la comptabilité et l’évolution des stocks
  • le projet «Brassage des coeurs» vise à assurer la notoriété de l’Augrenoise, une bière artisanale produite dans le cadre d’un projet d'intégration des personnes handicapées par le home Saint-Alfred à Casteau.


Le comité de pilotage, l’organe d’encadrement

Se mettre en situation réelle de gestion de projet n’est pas toujours chose aisée. Pour aider les étudiants dans la gestion de leur projet, l'UCL Mons a mis en place un comité de pilotage des projets associatifs (COPA). Ce comité initie en début d’année la constitution des groupes d’étudiants, en insistant pour que ceux-ci rassemblent des étudiants issus des différentes filières d’enseignement organisées par l’institution - la collaboration d’étudiants en gestion, en sciences politiques, en sciences humaines ou en information et communication est dans bien des cas un atout pour mener à bien le projet - et procède à une première évaluation du projet proposé par les étudiants.
Ensuite, chaque groupe d’étudiants se voit attribuer un parrain ou une marraine, membre de
l'UCL Mons, chargé de suivre au travers notamment de rapports intermédiaires l’état d’avancement du projet, de veiller au respect de l’échéancier fixé et, de manière générale, de conseiller les étudiants et éventuellement de les recadrer.
En fin d’année, les étudiants défendent le projet réalisé devant un jury académique qui en apprécie l’originalité, les résultats obtenus en regard des objectifs fixés et la gestion collective.

Tous les projets témoignent de la richesse des idées, du dynamisme et de l’esprit d’entreprendre des étudiants. Le caractère formatif des projets associatifs n’échappera à personne : définition d’une mission et élaboration d’un plan d’action, apprentissage de la gestion du temps et des échéances, partage de responsabilités, contact avec des partenaires extérieurs…, voilà un ensemble de compétences qu’il est difficile d’acquérir dans les auditoires. De plus, les projets associatifs participent également à la transmission de valeurs d’engagement et de générosité, ce qui n’est certainement pas la moindre des choses.


Le comité de pilotage 2011-2012 est composé de François Lambotte, Caroline Letor et Dominique Helbois.